[Critique] JOHN WICK 2 de Chad Stahelski (2017)

NOTE : 5,5 / 10 

« Tu as poignardé le diable dans le dos. Pour lui ce n’est pas la vengeance, c’est la justice »
« L’HOMME. LE MYTHE. LA LÉGENDE », prévient l’affiche française. Promesse est tenue ?
Après un premier essai pourtant très remarqué par son feeling comic-book mais n’ayant pour seul intérêt que ses scènes d’action excellemment chorégraphiées, John Wick poursuit malgré lui sa quête punitive contre tous ceux qui se dresseront sur son chemin…
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Toujours mis en scène par Chad Stahelski, le coordinateur des cascades de Matrix renvoie son vigilante briser des nuques et – surtout – vider ses centaines de chargeurs en costume trois pièces. Forcé d’affronter la pègre russe qui avait osé tuer…son chien dans le premier film, ce nouveau métrage se concentre sur une dette que l’ex-tueur à gages doit honorer auprès de ses ex-partenaires. Une dette qui va notamment le conduire à Rome face à la Camorra qui tente de prendre la tête de la « Haute Table », la plus grande organisation criminelle au monde.
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Si le premier film était un nanar « high concept » du samedi soir à prendre au troisième degré, cette suite étend son champs d’action via une tonalité – nettement plus – sérieuse que ce qu’elle est au fond. Comme si elle voulait prouver qu’il ne s’agit plus là d’une honnête série B, mais d’un ‘actionner’ développant une réelle mythologie autour de son anti-héros taiseux. Sauf qu’à trop vouloir bomber le torse, et ne rien proposer d’autre de réellement intéressant que les dessous de cette sorte de dimension parallèle internationale du crime organisé, le métrage ne se repose finalement que sur une surenchère d’élégantes – mais lassantes – séquences de « gun-fu ». John Wick 2 se voit ainsi totalement prisonnier de sa formule.
Ce n’est d’ailleurs pas en introduisant de nouveaux adversaires, quasiment tous inintéressants, ou des flashbacks ringards quant à son funeste passé amoureux que notre intérêt pour la trajectoire de l’ami Keanu Reeves sera suscitée. Surtout, on a quand même toujours du mal à croire en l’acteur, monolithique, censé incarner LE « Boogeyman » que ses pairs craignent…
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Néanmoins, si la réalisation et le montage font parfois preuve d’une certaine virtuosité, son identité visuelle numérique paraît quant à elle souvent bien artificielle. On en veut pour preuve sa photo, pourtant signée Dan Laustsen (Crimson Peak), submergée de néons fluorescents et autres rubans LED surlignant chaque volume ou les différents espaces. Trop propre et régulièrement tape à l’œil, on a comme l’impression de voir une bande démo Viméo d’un jeune cinéaste découvrant les lens flares captés par sa caméra Arri Alexa.
En conclusion, que retenir de ce nouveau segment ? Outre ses vingt premières minutes dont la promesse d’assister à un divertissement décomplexé retombe finalement assez vite, pas grand chose à vrai dire…Bref, consommé et vite oublié. 
Réalisé par Chad Stahelski (avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Riccardo Scamarcio, John Leguizamo). Long métrage: Américain Genre: Action. Durée: 123 min. Année de production: 2016. Distributeur: Metropolitan Filmexport. Sortie: 22 fevrier

Images: © Metropolitan Filmexport

One thought on “[Critique] JOHN WICK 2 de Chad Stahelski (2017)

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