[VIDÉOS : Test blu-ray] Dans les coulisses d’INTERSTELLAR

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INTERSTELLAR | réalisé par Christopher Nolan

Date de parution : 31 Mars 2015 chez Warner Bros Pictures – Blu Ray Zone ABC

NOTE : 19 / 20

Format image : 1.78 et 2.40 – HD 1 080p MPEG4 – Durée du film : 2H49 min.
Points forts : Film + caractéristiques techniques + éditorial + édition limitée steelbook (Fnac).
Points faibles : Packaging peu séduisant de l’édition simple.
Quelques-uns des meilleurs films de 2014 continuent d’atterrir petit à petit dans les bacs. Après Gone Girl, c’est sans doute l’autre grande sortie vidéo de ce premier trimestre, celle que les amateurs de « home entertainment » attendent le plus. Celle qui magnifie le support blu-ray et celle que le collectionneur mettra bien en évidence tant l’objet steel-book est tout simplement superbe : INTERSTELLAR.
Ici, le film fait parti des nos favoris de 2014. Si Christopher Nolan a accompli un remarquable travail en faisant la jonction entre l’intime et le grandiose, c’est justement sur ce dernier aspect que l’achat est hautement recommandé puisqu’un disque bonus compile près de 3h de documentaires et autres featurettes sur le formidable travail technique du film.

BLU-RAY 1 | IMAGE & SON : 10 / 10

N’y allons pas par quatre chemins : le master d’INTERSTELLAR est RE-MAR-QUABLE. Flamboyant même. Car qui dit Nolan, dit forcément très gros travail entrepris sur l’image. Pas une image numérique chirurgicale à la Fincher, non, mais plutôt une belle image à l’ancienne, lumineuse, chaude, texturée signée du chef opérateur Suisse, Hoyte Van Hoytema (Fighter) et bénéficiant de surcroît de bons nombres de superbes séquences IMAX pour une telle aventure. Un support cher au cinéaste anglais qui fait revivre ici l’expérience purement cinématographique des grands films populaires marquants. Résultat, ce processus « old school » de fabrication, cette invitation à regoûter à une certaine madeleine de Proust qui nous avait tellement manqué jusqu’alors grâce à la résurrection de la projection en 35 mm en salles se ressent toujours autant dans son salon, dans une moindre mesure, certes.
Christopher Nola Interstellar IMAX behind the scenes image 3INTERSTELLAR a donc été shooté en grande partie en IMAX 70 mm. Du coup, à l’inverse d’un blu-ray comme celui de Mission : Impossible – Protocole Fantôme dont lesdites scènes captées dans ce format ne bougeaient pas du Scope 2.40, le réalisateur continue de jouer avec le 1.78 comme The Dark Knight le métrage alterne entre le scope et le plein écran. Et à moins d’y être très attentif, et donc de ne jamais réellement rentrer dans le film, ce changement régulier de ratio se fait sans douleur. Bien au contraire, l’expérience se révèle même ludique car unique dans son procédé. Le jonglage du mastering entre la pellicule 70 et 35mm bénéficie d’un télécinéma d’une tenue parfaite. Comme évoqué au dessus, il permet justement à la chair cinématographique du film de gagner en ampleur et en viscéralité. 
C’est d’autant plus vérifiable sur les différents éléments des épatants décors en durs (les extérieurs et intérieurs des vaisseaux ou les costumes / casques des personnages) bénéficiant tous d’une patine surannée renforçant l’idée que les matériaux utilisés sont concrets / palpables. On se met même à repenser par moment au cockpit du Nostromo d’Alien.

christopher nolan interstellar interior spaceship ranger

Ce n’est pas une surprise mais on ne peut qu’être admiratif face à un tel rendu dont le piquet, la précision, le grain, les noirs et la colorimétrie globale bénéficient d’un transfert de haute volée.
 
Côté son maintenant, Warner s’en tient à sa nouvelle ligne éditoriale avec deux SUPERBES pistes VO et VF-DTS HD 5.1.
Il fallait bien ça pour contenter tout le monde et rendre justice au travail du sound designer oscarisé Richard King ET – enfin – la sublime composition d’Hans Zimmer avec ses nappes mystico-funestes qui traversent la pièce et que l’on doit surtout à l’organiste Roger Sayer. Tous les canaux sont mis à contribution, des scènes dialogués – parfois trop discrètes – soutenues par de subtiles notes de piano aux grands moments surround avec des graves imposants. 

BLU-RAY 2 | BONUS : 9 / 10

interstellar miniature effects

Véritable plongée au cœur de la minutieuse et non moins volumineuse confection du film.
Pendant plus de 3h une quinzaine de modules d’une dizaine de minutes chacun s’enchaînent sur la Grandiose direction artistique signée du Production Designer Nathan Crowley (The Dark Knight Rises) qui s’est chargé de donner corps à tout l’environnement pratique dans lequel l’équipage de l’Endurance évolue.
Récemment primé aux Oscars pour ses effets spéciaux, Ian Hunter du studio New Deal s’est quant à lui occupé de la conception des formidables maquettes du Ranger, Lander et Endurance. Une ligne directrice tout droit sortie de l’esprit fétichiste du cinéaste estimant que les « SFX numériques d’aujourd’hui n’ont plus rien d’innovants »Ça se discute mais fascinant !
« The Science of Interstellar » : Passionnant documentaire de 50 minutes sur les aspects scientifiques du film avec l’astrophysicien Kip Thorne expliquant les trous noirs, les trous de ver, la gravité…et narré par Matthew McConaughey.
« Le tournage en Islande » : la planète de Miller / La planète de Mann : l’équipe du film en Islande pour la création de deux mondes inconnus.
« Phénomènes célestes » : l’utilisation de véritable équations scientifiques pour la création d’effets spéciaux crédibles pour le voyage spatial.
« Miniatures dans l’espace » : focus sur les impressionnantes maquettes utilisées lors de la séquence d’amarrage
« Préparer un voyage interstellaire » : la genèse du film, ses influences et sa forme narrative.
« Life on Cooper’s Farm » : de la ferme à l’espace.
« The Dust» : l’équipe du film face aux tempêtes de sable.
« TARS and CASE» : design et fabrication «à la R2-D2» des deux robots du film.

« Cosmic Sounds » : la genèse de la musique de Hans Zimmer.
« The Space Suits » : la création et le port des combinaisons et des casques.
« The Endurance » : Nahan Crowley (resp. déco) fait visiter l’imposant plateau du vaisseau Endurance.
« The Ranger and the Lander » : focus sur les deux autres vaisseaux du film.
« The Simulation of Zero-G» : les différentes façons de simuler l’absence de gravité.
« Across All Dimensions and Time» : concept et design du Tesseract, utilisant un vrai décor plutôt qu’un écran vert.
« Final Thoughts » : les acteurs et l’équipe du film à propos de leur expérience sur le film.
4 Bandes-annonces.

Via FxGuide / artfovfx – Images : © WarnerBros Pictures

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