[Critique] X-MEN : Days of Future Past de Bryan Singer (2014)

NOTE : 8,5 / 10

« Je suis venu de loin, nous guider, nous unifier…les X-Men »
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C’est une évidence, depuis un moment maintenant le paysage cinématographique Marvel (post-Avengers) à tendance à se regarder le nombril. Entre le cruel manque de consistance narrative (excepté peut-être Iron Man 3, oui) ou les répétitions lassantes du même cahier des charges pyrotechnique dans le seul but de satisfaire la rétine du spectateur, la notion d’assister un jour à grand Comic-Book movie avec du sens ne semble plus tellement à l’ordre du jour…Comment donc aborder d’un œil bien veillant ce sixième opus X-MEN (spin-offs inclus) sans être déjà blasé ? Et par conséquent, comment lui accorder de l’importance entre les récents Captain America 2, Spider-Man 2
x-men-days-of-future-pastEn 2011, le reboot X-MEN : LE COMMENCEMENT de Matthew Vaughn narrait la genèse des futurs frères ennemis ; Xavier et Erik. Ou comment leur but commun était de faire accepter pacifiquement les mutants en pleine période du Mouvement des Droits Civiques ? Malheureusement, le trauma de l’Holocaust vécu des années plus tôt par Erik pris le dessus et l’enfonçait dans une quête de suprématie sur la race humaine, persuadé que la cohabitation sera impossible. Toutes ces résonances Historico-politique traverseront les deux meilleurs premiers films de la saga (+ Le Commencement) et en feront son identité intrinsèque. A l’origine de cet état de fait : Bryan Singer qui a toujours été très attaché par ce sujet faisant écho à notre société actuelle et la mise en perspective de son récit à échelle humaine. Le réalisateur dont la filmographie peinait à retrouver son mojo revient aux affaires et se refait donc une santé en tant que véritable storyteller. Et pourtant, pas évident de placer la barre si haute quand on marque son grand retour à la franchise et de maintenir aujourd’hui une telle exigence de propos surtout quand la Fox lui alloue son plus gros budget depuis Avatar. Il y a d’une part, réunir un imposant casting composé de deux, voire trois générations de X-MEN. Et d’autre part, bâtir une histoire dense auto-centrée sur la réalité alternative, ce qui, à terme, supposera d’éventuellement balayer (ou non) tout un immense background que le spectateur à en tête…Toujours est-il que le pari est relevé haut la main. 
x-men-days-of-future-past-mystiquePour faire simple : en 2023, dans un futur apocalyptique, les X-MEN et les humains qui les aident sont traqués par les Sentinelles, d’immenses robots programmés pour les exterminer. Pour éviter cela, la conscience de Wolverine est donc renvoyée en 1973 sous l’ère Nixon et doit réunir Erik et Xavier afin d’empêcher ce programme fomenté par Bolivar Trask d’aboutir. À cette mission s’ajoute celle concernant Mystique, déterminée à commettre un acte aux répercussions qui pourraient être désastreuses. Sur le papier, c’est dire si utiliser le motif du voyage temporel semblait hyper casse-gueule. Sans parler de la crainte de voir (encore) des trous d’air comblés par une surenchère visuelle. Bien au contraire, Bryan Singer et son scénariste Simon Kinberg prennent même bien soin d’éviter toute pirouette facile puisqu’ils vont puiser dans les meilleurs lignes cinématographiques ayant déjà exploré cette thématique afin de maîtriser au mieux leur sujet. James Cameron ayant été consulté pour les besoins du film, Bryan Singer va jusqu’à convoquer le référent en la matière : Terminator (la superbe ouverture en est une référence directe). La bonne digestion de cette prestigieuse référence fait de DAYS OF FUTURE PAST un nouveau modèle d’écriture pour un film d’une telle envergure. Évidemment on y décèlera ici ou là quelques éléments qui auraient sans doute mérité une explication ou deux, mais rien ne semble hasardeux, encore moins alambiqué. C’est suffisamment rare aujourd’hui pour souligner à la fois la solidité, la fluidité narrative, la limpidité de la ligne fixée vue la densité des enjeux posés, sans oublier les rares grands moments de bravoures tout bonnement exaltants.
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x-men-days-of-future-past-Erik-Michael-FassbenderMais au delà de l’ampleur de sa storyline ou de sa mise en scène millimétrée, Bryan Singer n’oublie jamais ce qu’il a raconter de plus intime et de plus complexe depuis X-MEN : LE COMMENCEMENT. Si la plupart des personnages existent bien plus qu’a un simple moment (la cas QuickSilver est exemplaire), c’est bien le nœud dramatique du quatuor Fassbender / Lawrence / McAvoy / Jackman qui domine le film (l’alchimie est parfaite, tous sont impeccables). Prolongeant la fracture entre Erik et Xavier, le cinéaste s’attache à explorer le poids de leurs séquelles avec force et sobriété dont leurs règlements de compte en face à face sont souvent bouleversants. Ainsi, vue la teneur des événements et cette timeline bouleversée, le film étend judicieusement l’éternelle question suivante : les prémices de leur conflit autodestructeur pourrait-il être la pièce maîtresse d’une fin programmée ? Si la suite de la saga maintient un tel niveau d’ambition en terme de récit, la réponse est bien plus complexe qu’on ne pourrait le croire…
[Toutes les news sur le film : iciiciiciiciiciici, ici, ici, ici, ici, ici et ici]
Réalisé par Bryan Singer (Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Hugh Jackman, Omar Sy, Jennifer Lawrence)Long métrage Américain. Genre: Action, Fantastique. Durée: 2h12. Année de production: 2014. Distributeur: 20th Century Fox. Sortie : 21 Mai

Images : © 20th Century Fox / Marvel

19 thoughts on “[Critique] X-MEN : Days of Future Past de Bryan Singer (2014)

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