[Critique] | Happiness Therapy (Silver Linings Playbook) | de David O.Russel (2013).

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NOTE : 8,5 / 10

À priori, sur le papier, le synopsis de Happiness Therapy pourrait faire fuir. Tenez plutôt : « Pat est un jeune prof d’Histoire qui sort de 8 mois d’internement en Hôpital psychiatrique. Afin de se reconstruire et reconquérir sa femme, L’énergumène bipolaire retourne chez ses parents. Particulièrement assassin dans ses remarques à quiconque se trouvera face à lui, il va croiser le chemin de Tiffany tout autant déboussolée suite à la perte de son mari. Ensemble ils vont essayer de se reconstruire ».
Seulement voilà, sous airs de pitch balisé propre à la comédie dramatique indé se tient le génial David O.Russel et son sens averti de la provoc’. Drôlement calmé depuis sa diatribe anti-Bush avec Les rois du Désert (1999), le réalisateur revient avec LE « feel good movie » de ce début d’année.
Après l’inoubliable Fighter il y a deux ans, film de boxe introspectif avec pour cœur les relations fraternelles dysfonctionnelles et très imprégnée dans une Amérique ouvrière, le réalisateur continue de sonder cette middle classe et le noyau familiale avec tout autant de spontanéité en se frottant aux codes de la romcom. Un pari risqué, étonnant mais relevé haut la main pour un film salué au dernier TIFF de Toronto et flanqué de 8 nominations amplement méritées pour les prochains Oscars. Non pas qu’il s’agisse d’arguments imparables quant à la qualité intrinsèque du film, mais force est de reconnaître qu’Hapiness Therapy détient ce fameux supplément d’âme dans son approche totalement euphorisante. Une réussite qui tient avant tout dans sa profonde justesse émotive et scénaristique portée par l’ensemble de ses interprètes. A commencer, bien évidemment, par le remarquable duo Bradley Cooper / Jennifer Lawrence. Voici l’un des plus beau couple de cinéma qui nous ait été donné de voir sur grand écran. Les deux acteurs étalant leurs maux avec une justesse qui fonctionne sur plusieurs niveaux, confirmant ainsi leurs éclats respectifs. C’est dit !
Tour à tour secoués et saisissant d’émotions, c’est un couple d’adulescents en pleine crise existentielle à la fois parfaitement conscient de leurs actes destructeurs que profondément aveuglés par leurs motifs échappatoires. Et si on prend un vrai plaisir à les voir s’envoyer des lignes de dialogues au sarcasme ravageur, Il y a dans leur alchimie un délicieux jeu de miroir qui entreprend avec finesse une thérapie cicatrisante dont la portée pourrait être quasi-universelle. À ce titre on pourra souscrire à l’appellation Québécoise baptisée Le bon côté des choses (et finalement peut-être plus proche de la traduction littérale du titre originale Silver Lining playbook)Derrière eux, Robert DeNiro prouve enfin et depuis trop longtemps qu’il n’est pas devenu une simple mécanique à géométrie variable. En se positionnant en père bouc émissaire d’un système économique, rompu à être bookmaker et en proie à ses actes manqués, le géant Bob trouve ici l’un de ses plus beaux rôles et jongle du rire aux larmes avec une subtilité étonnante. C’est la deuxième fois que la combinaison DeNiro / Cooper fonctionne pleinement (Limitless).
On citera également pèle mêle le reste du casting composé de Chris Tucker (bouffi !) qui signe son retour avec un second rôle assez tordant. En compagnon interné, sorte de sidekick se faisant la belle pour rejoindre son pote Pat, il a droit lui aussi à une composition tout aussi dérangée dont on devine la solitude et l’optimisme via son éternel bagou. Une vraie surprise. Sans oublier Jacki Weaver (Animal Kingdom) en mère aimante contrebalançant la cacophonie ambiante. Bref, une photographie généalogique captée sur le vif par O.Russel qui maîtrise son parti pris et joue ici des codes de la comédie romantique pour livrer un film entier. Et comme toujours, la sélection musicale rock-soul souligne un vrai morceau de cinéma enflammé éclipsant la composition mineur de Danny Elfman. Franchement, c’est que du bonheur !
Réalisé par David O.Russel (Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert DeNiro, Chris Tucker, Jacki Weaver). Long métrage Américain. Genre: Comédie Dramatique. Durée: 2h02. Année de production: 2012. Distributeur: Studio Canal. Sortie : 30 Janvier.
Images : © Studio Canal

5 thoughts on “[Critique] | Happiness Therapy (Silver Linings Playbook) | de David O.Russel (2013).

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