[Critique] X-MEN : LE COMMENCEMENT de Matthew Vaughn (2011)

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NOTE : 7,5 / 10

Mais pourquoi Magnéto a-t-il basculé du côté obscur de la force ? Une question qui trouve enfin sa réponse dans X-Men, le Commencement, prequel intelligemment écrit et réalisé par Matthew Vaughn (Kick-Ass).
Après les suites et autres spin-offs ratés de la franchise X-Men, on pouvait craindre que cette origin story n’aggrave encore un peu plus les choses dans la mesure le film a connu une production des plus chaotiques: réécritures du script, scepticisme de la Fox quant au choix de certains acteurs, tournage précipité, etc…Bref, on ne pouvait être que dubitatif quant au résultat final. C’est finalement une belle surprise !
x-men first class X-men le commencement critique review marvelEn seulement quelques minutes, le film recolle les pièces du puzzle.  La fameuse ouverture de X-Men 1 lors de la Shoah s’étend et nous replonge dans le traumatisme vécu par Erik (Michael Fassbender) avec sa mère tuée sous ses yeux lorsqu’il était enfant et la découverte de son pouvoir de télékinésie. Un crime perpétré par un étrange nazi nommé Dr. Klaus Schmidt alias Sebastian Shaw (Kevin Bacon), mutant capable d’absorber l’énergie d’autrui et donc très intéressé par le pouvoir de télékinésie d’Erik. Cette déplorable rencontre sera donc le point de départ de toute sa future quête punitive. De son côté, Charles Xavier (James McAvoy), altruiste et conscient dès le plus jeune âge de sa capacité à guider / infiltrer l’esprit de quiconque. Vingt ans plus tard, en 1962, en pleine guerre froide entre l’URSS et les États Unis, ces derniers seront amenés à se rencontrer afin de stopper Sebastian, manipulant la CIA de l’intérieur qui comptent déclencher une troisième guerre Mondiale via la Crise de Cuba.
XMen-First-Class-Le Commencement- Kevin-Bacon-HRSi il y a bien un comic-book qui méritait d’être approfondi, tant sur sa capacité à se réapproprier  l’histoire avec élégance que la mise en abyme de la société, c’est bien X-Men, dont l’univers est si riche qu’il faudrait sûrement trois pages pour le résumer. La toile de fond des sixties permet ici d’explorer en filigrane l’évolution des mœurs entre chaque individu et le droit à la différence (n’oublions pas que c’est en 1963 que Martin Luther King prononce son fameux discours) et il est aussi très intéressant de se projeter dans le futur lorsqu’on sait comment les mutants y seront considérés par la société et comment deux clans vont alors se dessiner. D’un côté celui de Magnéto, qui refusera cette coexistence avec la « race » humaine à laquelle il s’estime supérieur et celui de Charles, qui, en créant une école pour mutants / enfants surdoués, espère qu’ils pourront accepter leurs différences et la mettre au service de l’humanité.
Une dualité, donc, qui débute par une amitié particulièrement forte entre Charles et Erik, surtout lorsque les deux hommes font front commun et recrutent à travers le monde de jeunes mutants mal dans leur peau, comme Le Fauve ou Havok. Vous l’aurez compris, la force du film c’est bien la genèse de ces frères ennemis ET la brillante mise en perspective de son récit à échelle humaine plus que sa réalisation propre mais parfois perfectible sur les SFX. On s’attardera plutôt sur la complexité psychologique d’un Erik fragile, vivant sur une cicatrice jamais refermée et qui, au fond de lui, a toujours su comment tout cela se terminerait, même si Charles n’a cessé de le raisonner…
X-MEN : LE COMMENCEMENT est un film faisant preuve d’une réelle finesse. Intelligent, captivant et inversant la tendance de beaucoup d’autres comic-book movies souvent tapent à l’œil. A ne pas manquer.
Réalisé par Matthew Vaughn (Avec  James McAvoy, Michael Fassbender, Kevin Bacon). Long métrage Américain. Genre: Action. Durée: 2h10. Année de production: 2011. Distributeur: Twentieth Century Fox France. Sortie : 11 Juin.

Images : © Twentieth Century Fox / Marvel

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